Les DRM ou Gestion des Droits Numériques (GDN)
DéfinitionLa gestion des droits numériques (GDN), ou communément appelée DRM en anglais (abréviation de Digital Rights Management)
aurait plus de sens à être traduit par gestion numérique de droits car c'est la gestion qui est numérique et non les droits qui y étant
rattachés. La GDN est une technologie qui a été mise en place dans le but de protéger les oeuvres numériques de la copie. Les protections et limitations des oeuvres numériquesLes mesures techniques de protection visent à limiter et à interdire plusieurs actions comme :
- Interdire la lecture d'une oeuvre hors de la zone géographique définie (mesure utilisée principalement pour les différentes zones
géographiques des DVD)
- Limiter voire rendre impossible le transfert des oeuvres entre les appareils (empêcher le copie sur d'autres supports)
- Limiter l'utilisation de l'oeuvre avec d'autres appareils comme sur les baladeurs numériques (ex: Apple avec iTunes)
- Interdire l'extraction numérique des oeuvres numériques Toutes les formes de médias peuvent être soumis à la gestion des droits numériques. Les fichiers musicaux représentent la plus
grosse part des oeuvres numériques étant protégés par ce procédé technologique. Ce sont avant tout les plates-formes de
téléchargement payantes et légales sous la pression de l'industrie du disque qui utilisent en masse la GDN sur tous les titres vendus
via internet. Plus récemment, les fichiers vidéo font également l'objet de mesures de protection afin d'en limiter la copie et de lutter
contre le piratage.
Le contrôle de la diffusion des oeuvresL'architecture de la technologie des DRM permet un contrôle et une restriction de la diffusion sur les fichiers musicaux et vidéos
commercialisé. La gestion des droits numériques donnera la possibilité aux distributeurs de limiter le nombre d'écoutes ou de
lecture du fichier, le nombre de transferts sur d'autres appareils et la durée dans la temps de l'utilisation de ce fichier. C'est justement cette avancé technologique qui fait débat au sein des consommateurs qui estiment que la jouissance du fichier
acheté légalement n'est pas assurée avec ces mesures de protection. Les consommateurs considèrent qu'ils devraient être libres
d'écouter, de lire ou de transférer les fichiers achetés comme bon leur semblent.

La compatibilité de lecture et de transfert définie par le terme interopérabilité est la contrepartie indispensable des
technologies de protection et la gestion numériques des droits. Les consommateurs s'estiment menacés par l'absence
d'interopérabilité car une oeuvre acquise légalement doit selon la les mécontents, pouvoir être lue sur n'importe quel support. L'architecture des DRMLe procédé technologique des DRM peut se décomposer en quatre éléments à savoir : - L'encodage : c'est lui qui va crypter les fichiers sources pour en leur ajoutant une protection ou une limitation.
- Le serveur : c'est par lui que le fichier protégé va être diffusé sur Internet.
- Le lecteur : une fois téléchargé, l'utilisateur va avoir recours à un lecteur logiciel propriétaire afin de pouvoir lire le fichier protégé.
- Le contrôle de la diffusion : elle inclut la gestion des droits d'utilisation (nombre d'écoutes ou de lecture du fichier, le nombre de
transferts sur d'autres appareils et la durée dans la temps de l'utilisation de ce fichier).

Ces éléments représentent justement ce qui pose problème avec l'utilisation des DRM. Le lecteur propriétaire qui est censé assurer
la lecture des fichiers multimédias protégés fait l'objet de mises à jour permanentes qui peuvent s'avérer contraignantes pour
l'utilisateur. De plus, le consommateur pourrait et devrait avoir le droit de lire son fichier qu'il a acheté sur un lecteur multimédia de
son choix. Dernière point qui est sans doute celui le plus problématique : la durée de vie des titres protégés est calquée sur la
durée de vie du constructeur ou du distributeur chez qui les fichiers multimédias ont été achetés. La fin d'activité d'un des firmes
qui distribue ces titres sur leurs plates-formes de téléchargement pourraient rendre inutilisables à jamais tous les fichiers achetés par
les internautes auparavant. Les mesures dites anti-DRMBien qu'elles soient de plus en plus perfectionnées, les mesures de protection par DRM ne sont pas non plus inviolables. Les
éditeurs de systèmes de protection de fichiers sous la pression de l'industrie musicale et cinématographique n'ont toujours pas
trouvé de protection qui mettrait fin à ce qu'on appelle le trou analogique. Ce vide de protection vient du principe que
tous les médias numériques ou non doivent être convertis en signal analogique lorsqu'ils sont lus par une platine CD, un autoradio ou
autre appareil de lecture audio ou vidéo. A partir de là, rien n'empêche de capter la source sonore afin de l'enregistrer sur un autre
support même si les constructeurs travaillent sur un système qui serait capable de déceler si la source est enregistrée et dans ce cas-là émettrait un signal qui rendrait l'enregistrement impossible ou inaudible. A l'inverse, des scripts ou logiciels anti-DRM ont également vu le jour par des développeurs peu scrupuleux des lois du copyright en vigueur. Pour n'en citer qu'un, rappelons le lancement récent du fameux FairUse4WM, logiciel qui permet de supprimer la protection DRM d'un fichier musical. Toutefois, l'utilisation de ce genre se logiciel reste illégal et puni par la loi. Les acteurs du marché des DRMLes quatre plus gros acteurs du marché sont Microsoft avec sa norme PlaysForSure de son format WMA, Apple et son format AAC et les fichiers *.m4p (*.m4a n'étant pas protégé), RealNetworks ayant récemment lancé son propre système Rhapsody DNA et Sony/Philips (anciennement Intertrust) avec le format ATRAC.
Par Pascal B., le 13/11/2006
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